Il faut se reposer

Bébé ne fait pas ses nuits, pourquoi j’en suis heureuse

« Salut, je suis Jennifer, j’ai 35 ans et je ne fais toujours pas mes nuits »…
Il y a des jours où j’ai l’impression que ça définit toute ma vie, ne pas faire mes nuits.

Et je sais que peu de mamans en parlent.
Comme si c’était tabou. Comme si un enfant qui ne fait pas ses nuits était le signe qu’il a de mauvais parents. Pourtant autrefois, cela ne choquait personne.
Oui, les croyances ont la vie dure.
Et ces croyances nous pourrissent la vie, elles nous la compliquent, vous allez comprendre pourquoi.

Les croyances nous compliquent la vie

Je vais vous raconter une histoire.

Poupette vient de naître. Ce fût une naissance difficile mais tout va bien.
1 heure après sa naissance, elle se hisse sur le ventre de sa maman pour aller téter. Tout est parfait.

3 jours après sa naissance, elle fait déjà ses nuits (6 heurs minimum d’affilé). Le rêve pour son papa et sa maman.
Elle dort dans sa chambre, dans son lit à barreau, laissant à ses parents le plaisir de se reposer et de profiter de leur vie de couple.

A la visite des 8 mois, le pédiatre demande: « Elle fait ses nuits? »
La maman lui répond fièrement que oui, depuis la maternité, elle fait ses nuits.
Elle tête bien, elle mange bien, elle dort bien. Le bonheur quoi.

Profiter que bébé dorme
Profiter que bébé dorme

Un court bonheur…

Sauf que le soir même de cette visite, elle se réveille. 1 fois, 2 fois, 3 fois…

Est-ce qu’elle est malade? Est-ce qu’elle a faim? Est-ce qu’elle a un problème?
Non, tout à l’air d’aller bien. On verra demain…

Mais le lendemain, pareil. Le surlendemain, encore.
Sa maman se lève, la rendort au sein, debout. Mais dès qu’elle la repose délicatement dans son lit, elle se réveille. Vous savez, elle la pose avec une lenteur extrême, en extirpant ses bras l’un après l’autre, à 2 à l’heure, dans des positions parfois bizarres à la limite de la crampe et surtout sans respirer parce que ça fait trop de bruit. Ça peut durer des heures.

Au bout d’une semaine seulement, la maman est épuisée, désemparée et ne comprend pas ce qui se passe. Certaines nuits, Poupette se réveille jusqu’à 10 fois laissant sa maman dormir 3-4 heures et tout entrecoupé.

Faut-il vraiment comprendre?

Alors la maman décida de chercher à comprendre. Comment un bébé qui a toujours fait ses nuits, ne les fait plus du jour au lendemain?

Elle se mit à chercher sur internet, dans des livres, chez l’ostéopathe, et même à demander conseil à son entourage (quelle idée…). En vain.
Alors elle chercha plutôt comment remédier au problème. Car oui, au bout d’un mois de sommeil très court et haché, c’était devenu un réel problème. Sa patience était mise à rude épreuve.
D’autant que la journée, Poupette ne faisait que 2 siestes de 30 minutes maximum. Impossible d’en profiter pour se reposer. Et Papa travaillant la journée, il fallait lui laisser la possibilité de se reposer la nuit. Donc il n’allait pas rendormir bébé.

Dans ses recherches pour trouver une solution, on lui conseilla de la laisser pleurer. Ce que ses parents se refusaient de faire.
Elle découvrit également la technique du 5-10-15 qui est de laisser pleurer 5 minutes, aller voir l’enfant sans le toucher, puis repartir 10 minutes, revenir et ainsi de suite. Un soir, à bout de nerf, elle succomba et tenta cette méthode. Tout ce qu’elle voulait, c’était pouvoir se reposer et elle était prête à tout pour y arriver. Jusqu’à tester des méthodes inappropriées. Mais elle ne pu tenir plus de 10 minutes. L’entendre hurler lui déchirait le cœur et cette sensation atroce prit le dessus  sur le besoin de repos. Il fallait trouver autre chose.

Elle continua ses recherches, comme obsédée. Dès qu’elle avait 5 minutes, elle cherchait.

Il y a toujours une solution

Eviter le cercle vicieux
Eviter le cercle vicieux

Lorsque Poupette avait presque 10 mois, sa maman tomba sur un article du blog famille-epanouie.fr qui a changé sa vie.
C’était un article sur l’aménagement d’une chambre Montessori qui expliquait qu’à partir du moment où le bébé commence à se déplacer seul , même en rampant, il fallait enlever le lit à barreau et lui mettre un lit au sol. Cela lui permettait plus d’autonomie et moins de stress.
Cette idée parla à la maman de Poupette car cet article semblait tellement logique et en même temps il remettait tellement de choses en questions. Tellement de croyances.

Après quelques jours de réflexions (au pluriel, oui), poussée par l’intuition que c’était une bonne solution, elle en parla timidement au papa. Elle était un peu honteuse car cette idée de lit au sol sortait de la « norme ». Mais en même temps,  le manque de sommeil n’était plus gérable.

A la grande surprise de la maman, le papa fut très emballé par cette idée. Se rappelant de sa propre enfance, frustré de voir ses jouets et de ne pouvoir les atteindre, bloqué par des barreaux. Mais aussi en proie à de grandes peurs de se sentir bloqué.

Le jour même, la chambre de Poupette fut aménagée. Les parents possédaient un lit 2 places de trop, mais pas de petit lit. Après réflexion, ils se dirent que quitte à faire quelque chose de « farfelu », autant le faire à fond et éviter de faire des dépenses peut-être inutiles. Et puis oui, cette idée n’était peut-être pas si bonne. Poupette se retrouva donc avec un lit pour 2 personnes, des tapis, des coussins, un petit meuble et quelques jouets. Mais aussi avec un « chemin » pour rejoindre le lit de ses parents en cas de besoin. Très simple, mais très efficace et confortable.

La nuit venue, Poupette se réveilla comme à son habitude. Il fallait s’y attendre, si il y avait une solution miracle, ça se saurait.

Le bout du tunnel

Pourtant, malgré les réveils qui continuaient, quelque chose avait changé.
Lorsque Poupette se réveillait, sa maman ne passait plus des heures debout, à l’endormir. Non. Elle s’allongeait juste à coté, donnait le sein et pouvait se rendormir tranquillement pendant que son bébé se rendormait également.
Elle pouvait enfin dormir. Elle pouvait regagner son propre lit ou rester avec son bébé. C’était selon ses besoins et ceux de son enfant.
Certes, ce n’étaient pas de longues nuits paisibles. Il y avait toujours des réveils. Parfois la maman ne se rendait pas compte que Poupette s’était encore réveillée et qu’elle était venue prendre son sein toute seule.
Il y avait des réveils, encore. Et de temps en temps de grandes difficultés à se rendormir.
Mais le simple fait de ne plus être obligée de se lever, de rester debout des heures à bercer son bébé, changeait tout. Même si certaines nuits restaient difficiles. La fatigue n’était plus aussi intense qu’auparavant. Tout fut plus simple avec moins de fatigue.

Il faut se reposer
Il faut se reposer

Autre chose changea également: les matins.
La chambre de Poupette était aménagée de telle façon qu’elle était totalement en sécurité et autonome.
Les matins des nuits difficiles, la maman pouvait du coup profiter d’une trentaine de minutes de plus de repos (pas vraiment de sommeil) pendant que bébé jouait tranquillement. Quelques minutes qui faisaient souvent la différence.

L’entourage des parents étaient surpris d’un tel aménagement mais ils s’en moquaient car enfin, la sérénité était revenue à la maison. C’est tout ce qui importait.

C’était il y a 3 ans

Cette histoire est réelle. Cette histoire, c’est la mienne.
Aujourd’hui, Poupette a 3 ans et demi et elle ne fait toujours pas ses nuits.
Et vous voulez que je vous dise? Je m’en fout. J’ai décidé de ne plus me torturer avec ça. Elle fera ses nuits quand elle sera prête. Et ce n’est personne d’autre peut décider du contraire.

Parce que le jour où j’ai découvert cet article sur les chambres Montessori, j’ai enfoncé les portes d’une nouvelle vision éducative (chacune sa façon de découvrir la parentalité positive, voir cet article: découverte d’un modèle éducatif fondamentalement différent).
Cette façon de voir l’enfant autonome, avec des envies et des besoins a tellement bouleversé de croyances en moi que je voulais en savoir plus. Comme si j’avais reçu « l’autorisation » de suivre mon instinct et d’écouter mon enfant. De faire autrement que ce que je connaissais.

Alors j’ai continué mes recherches sur le sommeil et découvert qu’il est totalement normal qu’un enfant se réveille la nuit. Même que ça peut durer très longtemps.
Alors il ne sert à rien de lutter. Il faut juste trouver la solution qui convient le mieux à toute la famille pour se reposer le mieux possible.

Il faut se reposer
Il faut se reposer

Ce serait aujourd’hui, avec tout ce que j’ai appris, je ferai les choses différemment, avec un lit spécial cododo par exemple. A l’époque, je ne savais même pas ce qu’était le cododo alors que je le pratiquais.

Ce que je veux dire, c’est que les réveils nocturnes peuvent être un véritable problème, une horreur à vivre. Le manque de sommeil est quelque chose de si terrible et peut avoir de telles conséquences qu’il est important de trouver une solution pour se reposer. Ne pas entrer dans un cercle vicieux est primordial.

Rien ne sert de lutter pour forcer bébé à faire ses nuits, ce n’est bon ni pour vous et surtout pour bébé. Ce qu’il faut, c’est être créatif. Ne pas se limiter à ce qui se « fait ». Parfois il faut faire des aménagements dans la maison, parfois il faut demander de l’aide à l’entourage (amis, famille), parfois il faut remettre en question ses croyances.

Bébé ne fait pas ses nuits, ce qu’il faut faire:

Accepter pour de bon que bébé ne fasse pas ses nuits et trouver la solution pour se reposer quand même. Parce que ça peut durer longtemps.
Ne pas oublier que beaucoup plus d’enfants que ce qui se dit ne font pas leur nuit. Certes, c’est dur à accepter étant donné que la croyance populaire veut qu’un enfant doit faire ses nuits. C’est faux, archi faux. Des tas d’études le prouvent. Le cerveau d’un bébé doit atteindre une certaine maturation avant d’y parvenir.
Se dire que ça ne va pas durer toute la vie.

C’est très dur parfois de trouver la solution pour se reposer. Je sais que j’ai trouvé « le truc » rapidement finalement. Certaines mamans passent des mois sans trouver de solution parce que bébé a plus de besoins que d’autres ou il a des besoins « particuliers ».
Alors n’hésitez pas à partager vos « trucs » en commentaires pour aider les mamans qui cherchent désespérément une solution et sont au bout du rouleau.

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6 commentaires sur “Bébé ne fait pas ses nuits, pourquoi j’en suis heureuse”

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