Vous croyez que les soldes c'est bien

Les soldes: aider nos enfants à consommer intelligemment

Je vous rassure, cet article ne se veut pas débattre sur les dernières tendances à la mode qu’il faut s’empresser de saisir pendant les soldes d’été.
Ces soldes sont plutôt l’occasion pour moi de vous dire ce que j’en pense et les conséquences que cela peut avoir sur nos enfants.

Bon, ce ne sont pas les soldes en soit qui sont un problème bien sûr. C’est plutôt tout ce qui ce passe autour.
J’ai juste envie d’ouvrir le débat sur un mode de consommation.

Quand acheter pendant les soldes devient une distraction

Un peu d’histoire

Saviez-vous que les soldes existes depuis la fin du 19ème siècle? Elles ont fait leur apparition avec un certain Simon Mannoury dans le but de liquider le surplus de stock de l’année précédente. Le système fonctionne très fort et d’autres enseignes mettent en place cette technique.
Je vous invite à aller voir cet article « la petite histoire des soldes » qui explique très bien comment « consommer devient alors une distraction à la mode, un loisir plus qu’une nécessité dans ces endroits surdimensionnés aux décors luxueux« .

Et aujourd’hui?

Aujourd’hui, selon une enquête de l’Ipsos pour le CNCC (Centre National des Centres Commerciaux) réalisée en 2013, 3 français sur 4 font les soldes pour s’habiller ou se chausser. Les 3 quarts des français donc.
Je ne sais pas vous, mais moi ça me semble énorme.

3 idées me viennent à l’esprit:
– il me semble que les français se plaignent de ne pas avoir assez d’argent
– tous ces français ont-ils réellement besoin de s’habiller et de se chausser? Ont-ils déjà usé toutes leurs affaires des soldes précédentes?
– si elles sont usées, je me pose la question de la qualité

Autre chose, cette enquête révèle que la plupart des français pensent que faire les soldes au centre commercial est une sortie familiale.
Heu… le Centre commercial? Une sortie familiale? C’est bizarre comme ça sonne faux dans mes oreilles. Peut-être parce que je suis à la campagne. Enfin, j’ai passé une quinzaine d’années en ville quand même, alors ça doit pas être ça.

Pour en revenir à l’argent, je connais l’excuse pour l’avoir utilisée: c’est justement parce qu’on manque d’argent qu’on fait les soldes.
On fond de nous, à part quelques exceptions bien sûr, on a juste envie de se faire plaisir, mais on a du mal à l’assumer.

Alors est-ce que tous ces français en ont vraiment besoin? Non, car faire les soldes est une distraction.

Et c’est ce qui me pose problème.
C’est que l’acte d’achat soit une distraction.

Acheter est une distraction
Acheter est une distraction

Comment acheter devient une distraction?

Selon des études neurobiologiques, le fait d’acheter entraînerait la libération de sérotonine et de dopamine qui sont des neurotransmetteurs contribuant au bien-être. Sachant que la dopamine contribue à la sensation de récompense mais aussi dans les états de dépendances, on peut facilement comprendre ce qui se passe.
On comprend mieux aussi les acheteurs compulsifs au passage.

C’est peut-être pour ça qu’on n’est pas tout content d’acheter notre salade comme on peut l’être en achetant une jolie petite robe rouge.
Manger la salade est un réel besoin, alors que la robe… une vraie distraction, une récompense, un plaisir.

Quand les neurosciences s’en mêlent

Bon, jusqu’ici nous avons vu que finalement, faire les soldes est un plaisir.
Ok, on a bien le droit après tout si ça ne devient pas une habitude, voire une addiction.

Mais là où je ne suis pas d’accord, c’est que certaines marques et magasins (presque tous en réalité) utilisent des techniques très avancées pour nous faire acheter. Tellement poussées, qu’il est extrêmement difficile d’y échapper.

On peut le constater avec l’i phone par exemple. Voyez comme tout le monde a ou veut un i phone. Dans le monde entier. C’est certes un excellent téléphone, mais il coûte très cher. Apple maîtrise très bien ces techniques.

Ces techniques de vente sont basées sur les neurosciences, et ce, depuis déjà plusieurs dizaines d’années. Toutes les découvertes sont immédiatement reprises et appliquées à la vente.
Et oui, ces mêmes neurosciences que nous chérissons tant pour mieux nous comprendre et comprendre nos enfants…

Alors c’est bien ou pas?

Je dirai que c’est comme tout: oui et non.

Oui car certaines personnes font vraiment de très bons produits et méritent de gagner leur vie avec. Ils répondent à de réels besoins ou problématiques. Ils ont une éthique, des valeurs et du respect pour leurs clients. Il est normal qu’ils mettent toutes les chances de leur côté pour faire profiter le plus grand nombre.

Non parce que certains en profitent. Ils essaient de caser leur produit à un maximum de monde sans se demander si ils en ont vraiment besoin. Pire, ils inventent le besoin. Et ça, je ne trouve pas très éthique. C’est même écœurant.
Le plus dégoutant, c’est quand ils visent les enfants. Ils savent à quel point nous avons du mal à résister à nos enfants. Regardez comme dans tous les magasins les produits pour les enfants sont à leur hauteur… Ce n’est qu’un exemple parmi des centaines d’autres bien plus vicieux.

Après je ne juge pas mais je constate que certains vendeurs ont moins de scrupules que d’autres et n’ont pas d’états d’âmes, alors que d’autres veulent vraiment aider et faire avancer les choses.

Bien sûr, tout dépend du point de vue et je ne veux surtout pas tomber dans le cliché du vendeur-arnaqueur. Le métier de commercial est un très beau métier lorsqu’il respecte certaines valeurs (ce qui est très fréquent contrairement ce que la rumeur en dit…).

Être informé et conscient

Trop sollicités à acheter
Trop sollicités à acheter

Rien ne sert de lutter. Ce serait se torturer. Toute notre société est basé sur la consommation.
Nous sommes tellement sollicités et tentés pour acheter, qu’à un moment, on ne peut plus résister (à part peut-être quelques rares personnes).
Et être toujours dans la résistance n’est pas spécialement mieux pour notre épanouissement.

Par contre, lorsque l’on est informé et conscient de ce système de consommation, on peut faire des choix éclairés.
On peut mieux comprendre, réfléchir et du coup ne pas se laisser emporter par nos pulsions. Savoir si c’est un vrai besoin ou non.
Ou on peut faire le choix d’aller claquer 500 euros dans les prochaines soldes en connaissance de cause. Ou parce qu’on a besoin d’une récompense après un évènement dont on est fier (pour motiver le cerveau à reproduire des actions qui nous rendent fiers), ou je ne sais quoi.

Des alternatives intelligentes

Je dois vous avouer que moi-même, j’ai du mal parfois à résister à mes pulsions d’achat.
Mais j’ai décidé de montrer une autre image de la consommation à ma fille.

J’ai donc trouvé des alternatives.

1- Je fais les vides greniers ou les brocantes

Dans un périmètre de 20 km maxi autour de chez moi.
C’est dingue les affaires que l’on peut faire, et vraiment dans tous les domaines (vêtements, livres, meubles, etc.). Bon, je ne vais pas jusqu’aux petites culottes, mais presque.

Cette méthode à 3 avantages:

– elle permet de se faire plaisir

– ça ne coûte vraiment pas cher

– c’est écologique puisque c’est une façon de « recycler », ça ne part pas à la poubelle donc pas de gaspillage.

2- Je bricole beaucoup

Je me pose la question de la qualité
Je me pose la question de la qualité

Dans la famille nous sommes très créatifs (si vous avez des soucis de créativité, je vous invite à voir cet article: le secret pour moins galérer: la créativité). Du coup, nous réparons les objets cassés quand c’est possible (même l’électroménager), nous en fabriquons, nous récupérons, nous transformons, etc. YouTube regorge de tutos et d’idées, alors il ne faut pas se priver.

Cette méthode a de nombreux avantages:

elle évite la surconsommation: on ne se dit jamais « ben tiens, je viens de casser la porte du placard. On démoli tout et on rachète du neuf ». Non, d’abord on va la réparer et même des fois l’améliorer. Souvent on gagne du temps à faire comme ça en plus.

on limite les déchets: le congélateur est mort? Pas grave, on le transforme en rangement et il a une seconde vie (avec quelques modifications quand même). Le tuyau d’arrosage est HS? Pas grave, on en fait un tapis d’extérieur. Le verre est en mille morceau par terre? Ah ben ça j’ai pas encore trouvé comment lui donner une seconde vie… Bref, on pollue moins.

nous évitons à notre fille d’être formatée à jeter au moindre problème et à racheter. Ainsi, nous lui apprenons la valeur des choses, sans tomber dans le matérialisme, au contraire.

nous entretenons notre créativité et contribuons à développer celle de notre enfant. Elle adore participer aux réparations et créations en tout genre (à son niveau de capacité bien sûr) avec tout ce que cela entraîne (fierté, confiance en soi, développement psychomoteur, etc.).

nous avons du sur-mesure: nous bricolons exactement selon nos besoins. Par exemple, je voulais de gros pots de fleurs pour décorer le jardin. Mais cela coûte extrêmement cher et ne dure pas toujours dans le temps (usure, casse, etc.). Nous avons récupéré quelques pneus, nous les avons joliment coupés, peints, et c’est parti pour de nombreuses années. En cherchant comment faire, nous sommes tombés sur des jeux pour les enfants… on a fabriqué un super dragon tout en récup.

on s’amuse.

3- Je fais du troc

Je troque tout et n’importe quoi, avec n’importe qui. C’est selon les occasions qui se présentent. Ça peut aller du pot de confiture, aux fringues en passant par les livres et les jouets.

Alors bien sûr que ça a ses limites.
Quand les freins de la voiture lâchent, on ne va pas s’en bricoler une paire et il faudrait vraiment qu’on ai un bol monstrueux pour en trouver au vide grenier.

Mais quand même, c’est dingue les économies que l’on fait et même le temps qu’on gagne. Si si, je vous assure.

Trop de choix peut être stressant
Trop de choix peut être stressant

Par contre, il y a un léger inconvénient: on peut vite se retrouver avec beaucoup plus de choses que ce qu’on a besoin. Je pense surtout aux jouets de ma fille. Je fais très souvent le vide (qui permet de troquer ou simplement faire plaisir à un autre enfant) car je ne souhaite pas la submerger de jouets. Trop de choix est plus stressant qu’autre chose.
Pour nous, les parents, on gère.

Conclusion

Vous l’aurez compris: les soldes, je m’en fiche royalement. J’ai la solution pour me faire plaisir n’importe quand.
Ça ne m’empêche pas de chercher les bonnes affaires. Et puis avec internet c’est très facile.
Quand on connait les techniques de vente, cela me permet de mieux choisir encore.
Et en plus, j’apprends un autre système de consommation à ma fille, un système plus écologique, plus durable.

Alors et vous? Vous gérez comment les soldes? Faites-vous parti des 3 quarts des français qui profitent des « bonnes « affaires »? Et avec les enfants, vous gérez comment?

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2 commentaires sur “Les soldes: aider nos enfants à consommer intelligemment”

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