Les croyances limitantes

Comment se libérer des croyances limitantes en 4 étapes

Est-ce qu’il vous est déjà arrivé de vous réveiller un matin et de vous dire que vous ne vous sentez pas à votre place? Qu’il manque quelque chose dans votre vie?

Avez-vous déjà eu cette sensation que si vous n’aviez pas écouté un tel ou un tel, vous n’en seriez pas là aujourd’hui. Que si vous vous étiez écouté, vous auriez la vie de vos rêves?
Ou cet arrière goût amer de malaise, sans trop comprendre pourquoi?

Combien de fois vous êtes vous dit: « Je ne peux pas quitter ce boulot, comment je vais faire sinon? », ou « je ne vais pas le quitter, c’est un homme bien », ou encore « non, je ne fais pas ça, je suis trop nulle »?

Et bien je vais vous dire quelque chose: moi aussi je me suis même aperçue que j’avais ces sensations. Ne pas être à ma place et être une vraie frustrée. Sans trop comprendre d’où ça venait.

Jusqu’à ce que j’ai un déclic: la naissance de ma fille.
Je ne voulais pas lui transmettre tout un tas de trucs inutiles. C’est pour cela que d’ailleurs que je me suis dirigée vers une éducation bienveillante.
Mais cette bienveillance m’a poussée encore plus à prendre conscience de mes croyances limitantes jusqu’à ce que je décide de devenir la personne que je dois être juste pour laisser la possibilité à ma fille de elle aussi devenir la personne qu’elle doit devenir.

Il a donc fallut que je trouve des solutions pour me libérer de mes croyances limitantes.
J’ai donc trouvé un exercice tout simple en 4 étape que je partage avec vous tout de suite.

Comprendre ce qu’est une croyance limitante

Définition

Voyons tout d’abord ce qu’est une croyance: une croyance est le fait de croire en quelque chose, en quelqu’un, de considérer comme vrai. Une croyance est le fait de considérer comme une vérité.
Et il est bien là le problème, c’est que l’on tient pour vérité quelque chose qui ne l’est peut-être pas.

Pourquoi limitante? Simplement parce que cette croyance va nous empêcher de réaliser, d’obtenir ce que nous souhaitons. Elle va nous limiter dans nos actions pour parvenir à nos buts. C’est un frein dans notre vie.

Malheureusement, pour en rajouter une couche, nous n’en n’avons pas qu’une, mais une quantité incalculable.

On peut aussi appelé ça des conditionnements ou même parfois des névroses.

Le bourdon ne peut pas voler
Le bourdon ne peut pas voler

Allez voir cette vidéo, elle est géniale: « la vérité » de Et tout le monde s’en fout.
Savez-vous que la science ne peut expliquer comment le bourdon peut voler? Apparemment, il devrait être impossible pour lui de voler. Pourtant… Peut-être que le bourdon est tellement sûr qu’il peut voler, qu’il vole.
Vous voyez la puissance de nos croyances?

La route pour en prendre conscience, pour débusquer ces croyances limitantes est plutôt longue.
La route pour changer ces croyances limitantes en croyances non limitantes l’est aussi.
Parce que ces croyances ont été forgées tout au long de notre vie. Depuis notre tout jeune âge. Elles font partie intégrante de notre éducation et donc de notre quotidien.

Mais bonne nouvelle, quand on commence, ça finit par venir tout seul. Il faut juste un peu d’entraînement et une bonne objectivité sur soi.

1- Identifier les croyances limitantes

Au début ce n’est pas facile. Ça demande une certaine volonté.

Pour vous donner des pistes, cela ressemble à ce genre de chose:

– la vie est dure
– vivons cachés pour vivre heureux
– les femmes sont toutes des salopes
– se marier c’est se passer la corde au cou
– dans la famille on n’a jamais eu de lait pour allaiter
– les vendeurs sont tous des escrocs
– la famille est toujours source de problèmes
– l’argent ne fait pas le bonheur
– les hommes sont tous les mêmes
– il ne faut pas abuser des bonnes choses
– etc.

Quand j’ai commencé à prendre conscience que moi aussi j’avais des croyances limitantes, j’ai commencé à observer ces croyances dans mon quotidien. Des croyances toutes simples de tous les jours.
Ce sont les plus faciles à débusquer et qui n’ont pas de grandes implications dans notre vie mais qui génèrent tout de même des frustrations et des peurs.
Un bon exercice pour s’entrainer et aller de plus en plus loin dans la chasse aux croyances.

Par exemple:
– il faut dormir dans le noir pour bien se reposer (je déteste ça…)
– on ne coupe pas les arbres sauf si ils sont très malades (ou comment se faire envahir totalement)
– si tu veux de beaux cheveux, il faut les couper à la bonne lune (ah , c’est tout? Je dois pas avoir un bon calendrier alors…)
– il ne faut pas porter de talons pour le dos (y’a qu’à voir l’angoisse quand je dois mettre des talons)
– etc.
Tout cela peut sembler anodin et plus futile que « les hommes sont tous les mêmes ». Certes. Mais ça plus ça plus ça, ben ça pourri la vie.
Le pire, c’est qu’on ne s’autorise même pas à faire autrement, au cas où qu’on soit maudit pour 10 générations. Des fois c’est juste bizarre en fait 🙂

Vous savez ce qui m’a fait vraiment prendre conscience de toutes ces croyances? Ma fille.

Regardez comme les enfants sont libres. Comme ils sont spontanés. Ils ne se prennent pas la tête à savoir si ça se fait, si ça va bien être vu, ce que les autres vont penser, etc. Ils n’ont pas encore de croyances limitantes.
Observez comme ils sont créatifs. Le monde s’offre à eux. Pour les enfants, tout est possible.

C'est comme un trompe l'oeil
C’est comme un trompe l’œil

2- L’origine de ces croyances limitantes

Pour ce débarrasser de ces croyances qui nous freinent, il est parfois nécessaire de se rappeler leurs origines.
Essayez de vous souvenir la 1ère fois que vous avez entendu cette croyance. Essayez de voir dans quelles conditions vous l’avez entendu.

Il y a celles qui ce sont installées après un coup dur (comme « la vie est dure » par exemple). Vu que « la vie n’est pas un long fleuve tranquille » (tiens, serait-ce encore une croyance?…), des coups durs il y en a d’autres, qui prouvent que la vie est dure… C’est un cercle vicieux.

Il y a aussi celles que nos parents, notre entourage ou l’école nous ont transmis, comme des sortes de lois.
Par exemple:
– « finis ton assiette, penses à tous ces enfants qui meurent de faim ». Combien de personnes se forcent, se mettent mal juste parce qu’ils ont cette phrase qui tourne dans leur tête.
– « tu ne peux pas y arriver », pourquoi? On ne sait pas vraiment mais voilà comme la confiance en soi en prend un coup, et c’est pour toute notre vie.

Savez-vous que ce que disent les parents à leurs enfants sera la voix dans leur tête plus tard?
Penser donc aux étiquettes.

Savez-vous aussi que des études ont prouvées qu’un enfant ne trouve pas que le caca sent mauvais avant 2 ans? C’est l’entourage qui conditionne l’enfant à trouver l’odeur désagréable…

Alors bien sûr, les croyances s’installent en général avec la répétition.

Il y a aussi les croyances qui nous ont aidé à un moment puis qui sont devenus un frein par la suite. Elles sont particulièrement difficiles à trouver car le cerveau résiste à admettre que c’est devenu un frein vu qu’elles nous ont aidé.
Je pense par exemple à « l’argent ne fait pas le bonheur ». En cas de coup dur financier, il faut bien se raccrocher à quelque chose et c’est vrai que se dire ça aide à surmonter la difficulté. Bien que ce ne soit pas la solution idéale, cela reste une solution.

Une fois que vous avez identifié et compris l’origine de ces croyances limitantes, il faut les transformer.

3- Reconditionner ou défi

Reconditionner

Afin de chasser les croyances limitantes, la meilleure solution est de les remplacer par des croyances non limitantes.

Pour les remplacer, le principe est très simple.
A chaque croyance découverte, lui associer une phrase (comme « l’argent ne fait pas le bonheur ») et remplacer cette phrase par son « opposé » (« l’argent contribue au bonheur »).

Cela demande une certaine gymnastique mais c’est vraiment très bon pour le cerveau.
Chacun a ses propres « phrases » qu’il se répète et donc c’est chacun qui peut trouver comment et par quoi la remplacer.

Le défi

Celle-ci s’adresse plutôt aux étiquettes que l’on vous a collé et qui sont devenus des vérités pour vous à la longue.
Ou encore à ces petites phrases assassinent que vous vous dites sans même vous en rendre compte et qui en fait vous limitent et entretiennent vos croyances limitantes.

Prenons par exemple: « je suis nulle », « je n’y arriverai pas », « je suis bête », « quelle conne », etc.

Qui ne se dit jamais en renversant un verre: « mais quelle naze », ou en cherchant son crayon qu’on a dans les mains: « quelle idiote »?…
Vous voyez de quoi je parle?

Alors je vous lance un défi: interdisez-vous de dire ces phrases pendant 1 semaine. Si vous ratez, vous repartez à zéro et recommencez pour 1 semaine.
Vous allez prendre conscience à quel point vous vous rabaissez souvent et cela va vous aider à prendre conscience de vos croyances limitantes.

Vous pouvez aussi vous répéter des phrases positives (comme dans cet article des 11 phrases positives à se répéter).

Croyez en vous
Croyez en vous

4- Combien de temps pour changer ses croyances limitantes?

Pour changer une habitude, il faut 30 jours minimum.
C’est une habitude, pas une croyance…

En fait, cette croyance s’est installée à force de répétition (extérieure ou intérieure) et cela a créé un circuit neuronal spécifique.
Il faut donc changer ce circuit et votre cerveau, lui, ne cherche qu’à aller au plus facile.

Il faudra donc vous répéter en moyenne une centaine de fois votre nouvelle croyance non limitante pour créer un nouveau chemin dans votre cerveau.

Bien sûr, se servir de l’écriture pour renforcer le changement est très efficace aussi.

Et encore, on se rend compte parfois qu’on est retombé dans le piège de l’ancienne croyance. Ce n’est pas grave. Comme j’ai dit, le cerveau cherche toujours a aller au plus simple. L’important est de commencer à prendre conscience et de changer. Au bout d’un moment ça devient beaucoup plus simple. C’est comme le sport.

« Les seules limites qu’a un homme sont celles qu’il s’impose », Goldwit.

Et en plus

Vous allez voir, en plus, cela créé une nouvelle ouverture au monde, cela développe la créativité (voir cet article sur la créativité), aide à mieux gérer ses peurs, ses émotions, cela développe l’ouverture aux autres, l’empathie, etc.

Cela permet aussi de se reconnecter et de guérir son enfant intérieur du coup.

Bref, c’est une étape essentielle lorsque l’on veut cheminer sur la voie de la bienveillance.
Et n’oubliez pas, les enfants sont des maitres en la matière.

Et vous? Elle vous raconte quoi votre petite voix intérieure?

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